Pollution lumineuse

LA POLLUTION LUMINEUSE

 

On parle de pollution lumineuse lorsque les éclairages artificiels sont si nombreux et omniprésents qu'ils nuisent à l'obscurité normale et souhaitable de la nuit.

Mis à part en rase campagne, la nuit noire devient très rare.

La pollution lumineuse est une forme de pollution assez peu évoquée car à priori peu néfaste pour la santé lorsqu’on la compare aux pollutions plus classiques, pourtant celle-ci n'est pas sans conséquences sur le vivant et peut être facilement réduite. 

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« 99% des États-Unis et de l’Europe occidentale vivent sous des cieux pollués par la lumière artificielle »

 

Qui n’a pas déjà constaté, en regardant le Bassin la nuit, que les lumières du littoral forment un cordon presque continu - conséquence de l’urbanisation ?

Qui n’a pas déjà eu du mal à voir le Bassin depuis la jetée d’Andernos ou la promenade du Mauret violemment éclairées ?

Qui n’a pas déjà été gêné, en voulant admirer le spectacle d’une nuit étoilée, par le halo que forment les innombrables sources de lumières artificielles environnantes (éclairage des villes et des villages, des bâtiments publics, des tours urbaines et des monuments, les enseignes lumineuses, l’éclairage des parcs, des rues, des routes et des zones commerciales ou industrielles, des ponts, des viaducs, des giratoires, des aéroports, l’illumination des façades…) ?

 

Nuisances pour l’homme

S’il est avéré que le travail de nuit a des effets nocifs sur la santé, la pollution lumineuse est également suspectée de dérégler son horloge biologique, d’altérer le système hormonal, qui a besoin de 5 à 6 heures d’obscurité pour bien fonctionner, et de provoquer une sécrétion de mélatonine, hormone qui affecte le sommeil, la reproduction, le vieillissement…

 

Nuisances pour la faune

La pollution lumineuse détruit et morcelle l’habitat des espèces animales adaptées à l’obscurité ; elle perturbe leurs comportements, accélérant la disparition des plus fragiles d’entre elles. Papillons de nuit, vers luisants et autres insectes nocturnes, grenouilles et crapauds, oiseaux migrateurs, rapaces nocturnes et mammifères chasseurs de nuit figurent parmi les premières victimes.

La disparition des zones d’ombre empêche certaines espèces nocturnes de se déplacer, de se nourrir ou de se reproduire.

En outre, les points lumineux sont autant de pièges mortels, dangereusement attirants ou tout simplement aveuglants.

Des conséquences indirectes sur la flore sont probables.

 

Que peut-on faire ?

Différentes mesures peuvent être prises pour limiter l'impact des éclairages artificiels sur la biodiversité. 

Particuliers

  • Limiter les éclairages de façade et de jardin (et surtout pas orientés vers le ciel).

 

Pouvoirs publics :

  • Modérer les enseignes lumineuses (croix de pharmacie clignotantes !), éteindre les illuminations de devantures après une certaine heure.
  • Étudier les dispositifs lumineux des éclairages municipaux ou des grosses infrastructures : pas d'éclairage vers le haut, supprimer le rouge du spectre émis par les lampes : le rouge est perturbateur pour les oiseaux migrateurs.
  • Éteindre ou moduler les éclairages publics en seconde partie de nuit dans les zones peu fréquentées.

(Bonnes pour la faune nocturne, ces mesures permettent d’économiser l’énergie et d’alléger les factures.) 

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Panneau de signalisation aux entrées de Lanton

  • Suppression des éclairages inutiles : immeubles de bureaux inhabités la nuit, chantiers d’entreprise, zones industrielles, carrefours et ronds-points en zone rurale, etc.
  • Les sites naturels abritent une faune riche et fragile qui a besoin de la nuit noire : pour préserver cette biodiversité, ces sites ne devraient pas être éclairés.
  •  

Nous en reparlerons bientôt. 

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Date de dernière mise à jour : 28/06/2016